vendredi 20 novembre 2009

Sortie de resto 3 : A l'oeil

C'est un nouveau resto, rue Marie Stuart, à quelques mètres de Little Italy donc...vous me suivez? A L'OEIL a déjà conquis de nombreux adeptes, chacun des interviewés semblent nous dire réservez les yeux fermés!


En attendant que youtube me laisse utiliser la musique que je veux je poste la vidéo ici en plus petit.



dimanche 15 novembre 2009

Le plein d'energie



Ayant été élevée au petits déjeuners salés de 7 à 15 ans, je n'ai jamais eu peur des breakfast anglo-saxons!
J'avoue, je suis une petite joueuse et encore bien loin de commencer mes journées à la mode écossaise...à savoir :
porridge à la crème - harengs salés - oeufs - viande de boeuf fumée - beurre-fromage - galettes d'orge - galettes d'avoine - biscuit de marine - gelée de groseille - confiture d'airelle - rhum de la Jamaïque.

Mais peut-être qu'un jour mon estomac pourra tenir le coup, en attendant un bon brunch avec les fonds de frigo...

mardi 3 novembre 2009

Pilot 2 sortie de resto : LITTLE ITALY

Dur, dur pour Little Italy. Cette institution de la rue MOntorgueil en prend pour son grade... En point positif, on retiendra : un service rapide, des pâtes bien cuites et...ben c'est tout!

mercredi 14 octobre 2009

Pilot "Sortie de resto": Nambodaï

Voici la toute première vidéo de "sortie de resto". L'idée est d'interviewer les gourmands juste après leur repas pour récolter leurs impressions sur le vif, comme on le ferait devant un cinéma. Pas de connivence avec les restaurateurs, je ne teste pas le lieu avant l'itw et je ne demande aucune autorisation.

1er essai avec le tout nouveau restaurant Nambodaï. Nourriture asiatique du bobun au riz sauté en passant par l'éternel rouleau de printemps et ses petits frères frits, les nems. Métro Oberkampf ou fille du calvaire. Décoration par http://www.ma-chr.com/
La version définitive fera appel à différents clients à la sortie du même restaurant.

dimanche 6 septembre 2009

anniversaire


Hier, j'ai réalisé qu'il y a exactement 5 ans jour pour jour, je pêchais avec A. la langouste sur un petit bateau de snorkeling. Accompagnées 2 amis locaux (y loco)et deux plongeurs voulant découvrir les eaux bleues des caraïbes. C'était le 5 septembre, un des deux moniteur mexicanos a sorti son harpon et est descendu pêcher des langoustes...pourtant j'étais sure d'avoir entendu quelques jours plutôt qu'il était interdit de pécher le crustacé dans ces eaux...et je n'était pas la seule. Avant même d'être accusé le gangster des mers se justifia : "Es mi aniversario hoy. Entonces puedo Pescar la langosta!" En gros, c'est mon anniversaire, j'ai le droit de pêcher la langouste, ca va hein vous allez pas me faire chier, déjà qu'il faut que je prépare moi même mon diner d'anniv!
Alors moi je saute sur l'occasion pour lui souhaiter une bien belle et heureuse journée et j'en rajoute dans un espagnol approximatif... approximatif oui mais qui nous aura value un délicieux repas dans des hamacs devant le coucher de soleil.
De retour sur la plage, nos deux amis se mirent à décortiquer les langoustes avec une précision et une rapidité pleine d'excitation. Ils préparaient un cevice! La chair de langouste fut jetée dans un saladier avec des tomates et des oignons émincés en petits dés. La coriandre fut effeuillée et ajoutée au mélange. Enfin plusieurs citrons verts furent pressés et vinrent recouvrir toute la préparation. Une demi heure de "cuisson" au citron sous les derniers rayons de soleil et la dégustation pu commencer. Un régal, jamais égalé...(même la langouste cru de yamamoto/rue cabanais n'a pas pu rivaliser).
Le lendemain sur le sable blanc, j'ai aperçu le même bateau et j'ai entendu chanté "compleanos feliz....compleanos feliz"... les brigands allaient récidiver!

lundi 24 août 2009

Corse, Calvi, U fanale

video
First but not least, une petite video de vacances. Un restaurant accroché à la falaise calvaise, nouvelle cuisine, menu très bon marché, 27 degres.

samedi 22 août 2009

L'Hotel Amour



Qui aurait cru que moi, j'écrirais sur l'Hotel Amour, alors que j'aime tant me venter de ne pas aller dans ce genre d'endroit, ce qui en fait n'est pas un choix, c'est plutôt que personne n'ose m'emmener!
Hier pourtant L. et M., mes deux cautions hype, m'ont proposé. Bon comme les autres fois où je me suis retrouvée dans le courtyard du restaurant, j'ai avoué mon contentement de me retrouver dans un lieu tout ce qu'il y a de plus newyorkais, car oui c'est newyorkais les cours intérieures fleuries dans les resto et les bars. Donc l'endroit me plait, les tables sont petites et les chaises basses, mais je m'adapte.
C'est au moment d'ouvrir la carte que le mal se fait, rien de bien excitant à part un plat du jour que je vois passer au bras d'une serveuse mais qui ose couter 19 euros.
La ceasar salade est bonne, vraiment; bon ce n'est pas une ceasar classic : la sauce au anchois manque d'anchois et la sucrine remplace la laitue iceberg; mais c'est agréable, frais et léger(vu la taille de l'assiette, ça ne peut qu'être léger).
En résumé c'est tout à fait le genre de restaurant où l'on va pour sortir et voir du beau monde. Just for a social scene dans un cadre séduisant.

Le ++++++: Et là, je ne peux pas ne pas le relever, le café gourmand est excellent et très généreux. Un café bien entendu, accompagné d'une crème au chocolat parsemée d'un crumble, lui-même recouverts d'un filet de caramel. Une crème brulée en verrine tout à fait réussie et une framboise qui trône sur un sablé à l'apparence sec, qui cache en fait une texture tendre. Le tout pour 8 euros... Ce dernier point me conforte dans l'idée qu'il vaut mieux venir prendre le gouté à L'Hotel Amour.

mercredi 19 août 2009

Un Hotel * * * *



Chamonix (on ne prononce pas la x merci), ville de mes premières vacances d'été comme d'hiver m'a accueillie cette années après plus d'une quinzaine d'années d'absence. Je me suis donné un mal fou dès le début de mon adolescence pour éviter les vacances en famille, pour trouver mes propres désirs et me créer mon cocon d'adulte... j'ai tenté ma chance en colo d'équitation pendant que la petite famille partait faire du ski, après mes trois galops j'ai ajouté les cours de piano le matin avant d'enfourcher l'étalon les doigts meurtris par les gammes.Puis pour éviter les randonnées estivales en montagnes j'ai loué des apparts puis des maisons au Portugal, en Espagne ou en Corse, comme ça ne suffisait pas je suis partie deux été de suites à la découvertes des cultures mayas et aztèques à travers l'Amérique centrale. Je me suis ensuite prise d'amour pour les grandes villes et le tourisme urbain, les montagnes de mon enfances sont devenues les buildings de New York ou de Shanghai et l'espace des grands monts à laissé la place aux larges rues de Berlin ou de Londres. J'ai pourtant cette année replongé dans le décors irréel de Chamonix, entourée de glaciers, d'aiguilles et des hauteurs de l'Europe. Le sentiment de petitesse que tout enfant ressent, m'ai revenu, tout en émotion et en plaisir.
Plusieurs lieux n'avaient jamais quittés ma mémoires; un particulièrement, dont chaque détails m'étaient restés en tête : L'Hotel Mont Blanc et sa piscine. En plein centre de la ville caché par de grands arbres, cet hotel 4 * * * * à bercé mes après midi et mes premières brasses. C'était donc un des lieux principaux qui allait alimenter mon pèlerinage. Alimenter oui! Tout hotel 4 * * * * devrait avoir un restaurant apte à répondre aux caprices des ces hôtes. Il me fallait donc l'essayer. Après un réveil très anticipé pour monter à l'aiguille du midi et une balade au col de Balmes à la frontière Francosuisse, me voilà devant la carte du restaurant de l'Hotel Mont-Blanc... Et quelle n'est pas ma surprise... devant les prix des menus! 23 euros pour l'entrée/plat/dessert et 29 euros pour plus de choix et le fromage en prime!! la soupe de petit Pois aux Saint-Jacques, le veau et les mirabelles flambées du menu à 23 me conviennent parfaitement, mon choix est fait et il est fait très vite pour une fois... seule petite déception, la farandole de crèmes brulées n'est pas dans mon menu!
L'entrée est un délice, les Saint-Jacques sont grillées et cuites idéalement, le veau est tendre et rosé, le dessert me chagrine mais mes voisins me laissent picorer dans leurs crèmes brulées. La digestion et l'après midi se terminent au bord de la piscine tant convoitée par les badauds de l'autre coté des sapins.La Phase 1 du pèlerinage est une réussite.
Petite explication : l'Hotel va bientôt changer de propriétaire, ce qui explique ce délicieux menu bon marché mais aussi les chambres à 109 euros la nuit...

Veggie loVe

Au lit avec un veggie...les végétariens ont-ils une libido aussi animale qu'un croqueur de viande saignante?
C'est une bête au lit ou un véritable légume... devient-on ce que l'on mange? Le sport de chambre n'est pas nommé ainsi par hasard, c'est une véritable activité physique... doit-on pour autant privilégier les sucres lents et les protéines animales avant le combat?
Cette année la NBC a censuré la campagne de pub de la PETA (société protectrice des animaux aux Etats-Unis)pendant le Superbowl. Cette publicité faisait la part belle aux végétariennes, plus cochonnes que tartes(aux fruits). Ces quelques secondes tentent de rendre les légumes et par extension le végétarisme super érotique et excitant, les mascottes déguisées en chickenwings dans le spot suivant devaient se sentir bien molles aux cotés des "hot veggie" folles de tiges et de touffes!

lundi 15 juin 2009

Les films où on mange bien


Nouvelle rubrique pour cette nouvelle semaine, il fait chaud mais moche alors aucune excuse pour ne pas se planter devant l'écran... souvent l'écran rend flemmard, le chemin jusqu'à la cuisine devient un véritable boulevard, rester debout devant une casserole plus de 5 min demande une motivation plus profonde et plus intense que celle qui précède la décision d'aller au clubmed gym.
So... Et bien matez des films où on mange bien ou en dernier recours passez l'aprem devant cuisine TV! (mmmmmm cuisine Tv)
Est-ce que les mots ou les images peuvent retranscrire toutes les émotions qui nous envahissent face à un plat fumant, odorant et alléchant...pas sure...pourtant une recette suivie sur son canapé, un documentaire sur les mets étrangers ou une scène de repas réalisée avec finesse peuvent parvenir à amorcer un authentique désir.
Vous n' y croyez pas? Vous pensez avoir besoin que tous vos sens soient en émoi? Vous, incontestable gourmet parmi les fines bouches, vous qui plongez votre nez dans le premier verre qui passe et qui d'un vas et viens de la main faites arriver les odeurs jusqu'a votre museau, vous mettez en doute la force de l'image et des mots?
Commencez donc votre apprentissage par la scène d'ouverture de salé-sucré de Ang Lee.


mercredi 13 mai 2009

Etrangetés

Pinuts grillées comme des marrons @ Restaurant japonais en plein mall en face de la gare de Pekin

La cuisine chinoise n'est pas des plus fine, pour cause la majorité des plats sont frit et souvent bourré d'un composant chimique gelatineux...je ne peux pas non plus cracher dans la soupe, car elle est souvent très nourrissante et succulente. Le plan c'est de gouter les spécialités et de profiter de la proximité avec d'autres pays d'asie pour découvrir leur cuisine. Les restaurants thaïe de Shanghaï sont incroyable, décor, service, et qualité irréprochable...
Springroll au crabe @ Coconuts paradise, Shanghaï

Et ho surprise, c'est uniquement icic que l'on trouve les rouleaux de printemps tel que nous les connaissons en France !!! Car si vous vous risquez à commander des spring roll, n'importe où ailleurs, votre déception se lira devant une assiette grasse de petits nems trop frit!
En revanche n'hésitez pas chez le thaïe, un délice au crabe enroulé dans une feuille de riz épaisse et gouteuse!
Poulet à l'étouffé en feuille de banane @Coconuts paradise, Shanghaï

les restaurants japonais par contre semble universellement partagé ce décor glauque et impersonnel qui donne envie de deguarpir une fois l'estomac satisfait...exeption au magnifique Shintori : cuisine ouverte, mets par milliers, ambiance feutrée...mais peut-on parler de cuisine japonaise authentique? Non plutôt de world food au accent asiatique prononcés...ce qui n'est pas pour nous déplaire.

Roll de canard à la pekinoise @ Shintori, Shanghaï

Les vacances, c'est comme tous les jours mais en mieux

Limoncello @ Da Marco Shanghaï

Partir en voyage loin, c’est se rendre compte qu’on cherche à calquer nos habitudes partout dans le monde avec un accent de fantaisie supplémentaire.
Remarquons aussi que les trips exotiques font toujours tourner la discussion autour du transit. « Alors t’as réussi? », « ben avec ce qu’on a bu hier soir pas de soucis ! » « mon poulet lemon sauce était tellement épicé, que c’est venu tout seul… ».
Ces dialogues ont souvent lieu autour d’une table en attendant les plats et quand on a fait le tour du sujet, on se rabat souvent sur la bouffe. La mise en abîme, c’est quelque chose qui me plaît, être à table, parler de la table, lire le menu et faire son choix en se remémorant un plat au goût voisin, demander à chacun ce qu’il a choisi, attendre son repas en parlant d’une recette ou d’un restaurant, finir le dîner en se demandant où l’on se donnera rendez-vous le lendemain… «plutôt français, plutôt sandwich, plutôt chinois ?» «En terrasse avec une vue incroyable sur la ville ou dans une petite rue authentique ambiance graillon ? »
Parler de bouffe à tout va, ce n’est pas vraiment une question de faim ou d’extra-boulimie monomaniaque.

La nourriture, les restaurants, c’est avant tout une ambiance, une excuse aux délices, un motif à la sociabilité, un prétexte à la convivialité. On n’est pas des creve-la-dalle ou des meurt-de-faim, ce que l’on recherche tous c’est l’enthousiasme et l’amitié bouillonnante autour d’une table dressée.
Après tout la cuisine est essentielle dans l’art et la culture populaire, alors pourquoi se priver, sous couvert de mincisme, de la joie universelle que procure une belle assiette !

Beef rolls @ Shintori, Shanghaï

mardi 5 mai 2009

Xiexie China!


La chine...qu'est-ce que j'en connaissais moi? Mon petit chinois du coin m'avait habitué aux plats en gélatine, aux nems chauffés au micro-onde, aux bouchés de crevettes... Exactement tout ce que je n'ai pas vu en Chine!
Shanghai c'est plutôt la ville aux milles brochettes, aux tofu puant (marinade de chaussette), aux œufs de cent ans (marinade de chaussette vieille d'un siècle), aux humtum (merci A. pour l'orthographe) grillés, tout le monde mange à n'importe quel moment, s'en met partout, le premier croque dans un guo tié se conclu généralement par une charmante giclée de bouillon accablant mes fines lèvres d'une gentille brulure au premier degrés.


Mettons nous dans le peau de ce petit trésor couillesque...ou plutôt dans sa pâte.

"Ma vie commence par un long massage à 6 mains, que je conclu toujours par une sieste apaisante...je me réveille et ho surprise! J'ai doublé de volume!
On s'agite autour de moi, puis sans grand mal une bande d'excités en costume blanc se dispute chaque partie de mon être, je m'éparpille en mille morceaux, comme une cellule vivante je me multiplie, aucune des portions de ma substance ne résistent à l'aplatissage systématique. Je ne souffre pas, détendez vous, j'y trouve même du plaisir. Une boulette à l'odeur porcine s'allonge sur moi, je l'enveloppe et nous ne faisons plus qu'un. Une unité ronde comme la terre et harmonieuse comme une fleur de lotus se forme.
Nous sommes de plus en plus nombreux, rangés les uns prêt des autres dans une délicate promiscuité. J'aperçois une flamme au loin, les souvenirs des mes ancêtres ressurgissent, la grande sauteuse est là pour nous... elle nous attend, l'huile de sésame frémissante s'exalte à l'idée de nous accueillir en pleine canicule bouillonnante. C'est parti, nous sommes déposés un à un, une vague de chaleur s'emparent de nous, je sens mon assisse se raidir, quand soudain le noir se fait, chacun de nous crépitent et une frénésie s'empare de mes petits camarades... qui bronzera le plus sous ce solarium improvisé?
La lumière se fait, une pluie de graine de sésame finit de nous achever... je ne sens presque plus ma peau tant elle est endolorie par ce long mijotage, juste le temps de réaliser que je m'approche de la fin et je me retrouve devant des millions d'yeux affamés. Complètement dans les vapes, je suis soulevé avec force et douceur et me retrouve dans une assiette avec quatre de mes compères. Je brûle.
Deux baguettes m'entourent et m'approchent d'une bouche gourmande. Il me reste un zeste de force, je gagnerai cet ultime combat. Des dents se referment cruellement sur moi, je sens les premières douleurs des crocs sur ma peau. Dans un dernier élan d'ardeur le bouillon que j'enfermai en mon sein gicle comme si je crachais mon mortel venin.
C'est ma fin qui coupera votre faim. Ne me laissez pas vivre, dégustez moi sans malaise, mais brulez vous juste un peu et gardez le temps d'une journée le souvenir de mon existence sur votre blessure béante.
"
Guo tie-Hum tum.

vendredi 17 avril 2009

Toi aussi tu bosses dans un resto?


1er pas dans le restaurant, on les aborde :
Vous êtes combien ? C'est pour déjeuner? Suivez moi je vous prie.

Une fois assis ça continue:
Vous avez choisit? Quelle cuisson? Une pression? OUi mais laquelle 16,Kro,Grim? Du vin rouge bien sur, Marcillac, Merlot, Touraine, Brouilly, vin de pays bio. Comment il est? (Pour ne pas dire dégueulasse) je dirais qu'il a un goût de cerise-griotte!

la cloche retentit en cuisine, malheureusement je suis derrière le bar en train de servir 4 cafés et un déca, le cuisinier s'impatiente, mon acolyte est en terrasse, je rend la monnaie en la jetant vulgairement sur le zinc, je m'en excuse aussitôt tout en me dirigeant d'un pas pressé vers la cuisine, j'attrape deux cheeseburger un à point et un saignant. Déjà le chef les remplace par une énorme part de quiche et une assiette bien appétissante dont le nom m'échappe encore.
Une fois les cheese en main je jette un coup d'oeil sur le ticket pendu : table 6...mais où est cette putain de table 6, je scanne rapidement la salle, je repère le couple le plus affamé, c'est ceux qui essaye d'analyser le moindre de mes déplacements.

Le cheese saignant?

A peine les plats posés devant ces meurt-de-faim, retentit le fameux :

On pourrait avoir du pain?
(OUais ben j'ai que deux mains)

Mais bien sur il arrive immédiatement avec la moutarde et le ketchup
(sourire tendu et insaisisable pour l'insatiable client)

Les bouches s'ouvrent, se remplissent de la pitance à la provenance inconnue, c'est peut-être la pression mais souvent, les visages se transforment, leurs teints deviennent rose et leurs nez se changent en truffes de porcs, ils ne relèvent pas leurs joues grasses de leurs plats, sauf pour redemander du pain la bouche pleine, ils saucent jusqu'à épuisement, si bien que l'assiette semble sortir du lave-vaisselle. Ils s'impatientent devant leurs écuelles vides et brillantes, quand je viens pour les débarrasser, ils reprennent pour un instant apparence humaine.
Un café, un dessert?

Il est lourd votre cheesecake? demande-t-il un filet de ketchup au coin de la lèvre.

(apres le cheeseburger, les frites et la bière oui il est lourd oui!)
Hooo, non il est tout petit!.

J'entre en cuisine, ouvre le frigidaire, attrape le gâteau de mes doigts luisant et le recouvre de coulis de framboise...

Vous rendez la monnaie sur les tickets resto?

Oui voilà vos 5 centimes.
(Je ne rêve pas les porcs ont des poches pour ranger leurs petites monnaies...)

Merci, bonne journée et à bientôt
(obcènes gorets)

lundi 13 avril 2009

Expérience N°4 : MAC & FISH


Ce plat fait penser à un alien hybride,(une brandade sans patate) il compte à lui seul plusieurs cooking faux pas(poisson et fromage), mais la maitrise de la béchamel au bouillon et au citron rehausse le tout.

Le plus simple des poissons blancs et des bucatini vont cuire dans la même eau aromatisée avec un cube ail et oignons... C'est ce même bouillon étrange qui remplacera le lait dans la béchamel enrobant le gratin. J'ai hésité mais le souvenir de mes dernières mac&cheese m'ont fait me jeter à l'eau bouillante. C'est encore un long dimanche ensoleillé qui m'a inspirée. Une simple salade à l'huile de noix accompagnera notre repas...

Conclusion : gouteux, léger et équilibré
le + : tout à fait agréable froid jusqu'au le lendemain
le - : j'ai osé accorder le parmesan avec un produit de la mer...pardon

mercredi 8 avril 2009

Chips, bretzel, peanutsbutter et autres friandises de l'amérique!


Comme je l'ai dit ici, je ne cuisine pas le sucré, c'est pourquoi les sucreries en sachet confectionnées dans les grandes usines, séchant ou cuisant sur de long tapis roulant interminables, m'interpellent. D'autant plus lorsqu'elles arborent des estampes américaines, que ce soit le beurre de cacahuette skippy, les bigred, les jelly belly, les twinkie et bien sûr toutes les déclinaisons de m&m's possible, je suis en complète attraction/répulsion (as C. says).
Imaginez donc ma joie quand ce matin, mon thé genmaicha à la main, je tombe bouche bavante devant ce doc sur planète : Usine à bouffe...
Bon j'avoue que le dégout s'est fait une large place dans mes papilles et mes pensées mais quitte à craquer pour du sucré autant y aller franchement, je choisirais donc comme prochain objectif vital de gouter à tout prix les truffes de popcorn dark fudge with praline almond de chez Dale and Thomas
Alors toi globe trotteur, je compte sur toi pour m'en rapporter... Ou encore toi, chef d'entreprise en mal de nouvelles idées pourquoi n'ouvrirais tu pas un popcornshop Dale and Thomas à Paris, dans le 10ème par exemple?

jeudi 2 avril 2009

Parlons bijoux!


Je l'ai dit auparavant, la nourriture, les friandises il ne faut pas juste les manger ou suivre la recette et les confectionner... la plupart du temps j'en parle, ou je les regarde. C'est un plaisir peut-être même plus appréciable et moins culpabilisant.
Allons jusqu'au bout du raisonnement : Souvenez vous de la dernière vitrine de restaurant asiatique devant laquelle vous êtes passé, vous avez pu y voir les plats immobiles et vernis sur des assiettes penchées. C'est fascinant toutes cette nourriture sans vie et figée à jamais, pour une fois la beauté de toutes ces becquetances ne sera pas éphémère... les joies de l'impérissable. C'est une cuisine absurde car sans fin ni faim mais tellement jouissante pour ceux qui ont peur de terminer leur assiettes et de voir tous leurs désirs s'envoler.

C'est peut-être toutes ces raisons qui m'ont fait m'arrêter longuement sur le site de French Factory. On y trouve d'adorables sautoirs, colliers, broches et bracelets confectionnés dans l'atelier parisien... Ceux qui m'intéressent laisse un doux gout pastels de cupcakes colorés et de macarons à croquer sur votre décolleté.

samedi 28 mars 2009

Face food.



Il paraitrait que l'on aime savoir ce qu'il y a dans notre assiette, ce qui peut devenir difficile quand on déguste les mets d'autres contrées.
La cuisine japonaise me plait énormément, mais à Paris, j'ai souvent été déçue, les anciens restaurants asiatiques servant des bouchées de riz et de poissons cru nous trompent, faites attention, vérifiez, si à la vitrine est acollé la vignette certifiant l'authenticité de la cuisine japonaise.
Autre détail qui peut me rendre hystérique c'est le manque d'originalité, je ne parle pas ici des maki au nutella ou des sushis au poulet, mais de plat cuits ou de soupes typiques dont regorge la gastronomie japonaise. Mon plus grand regret est de ne trouver que très rarement des bentos, ce repas tout en compartiment m'attire terriblement. S., sans connaitre mon amour naissant pour ces lunchbox asiatique m'a offert un livre génial : Facefood, the visual creativity of japanese Bento Box on peut y trouver une ribambelle de bento-sculptures représentant des héros de manga, des estampes japonaises, les personnages de sesame street; dans mon favoris, le riz vinaigré et les feuilles d'algues séchées incarne Kirarin Tsukishima :un petit pingouins adorable, avec des pieds en rondelles de carottes. Il est allongé sur une banquise d'asperge , de fishcake, d'omelette roulée et d'endaname...véritablement à croquer.
Pour tester cette nouvelle façon de manger jetez un oeil ici : http://www.bentoandco.com/collections/complete

Lasagnes de Proust


Quand certains vous invitent pour la dernière raclette de la saison, d'autres font tomber les doudounes et attaquent les salades en terrasse...Moi je ne sais pas encore de quoi j'ai envie, une chose est sûre je veux de la qualité, du homemade, de la nourriture à aimer.
Ces derniers mois fort en émotions m'ont fait me réfugier dans la bouffe "qui rassure", dans ces plat-madeleines dont l'odeur, le goût, la texture vous remémorent le temps où tout est à la fois éternel et en perpétuelle promesse de changement, ces périodes où le bonheur est immuable, si bien qu'on ne peut pas envisager qu'il existe une autre façon de vivre. Ces journée où la vie tournait autour de la préparation des lasagnes (plus d'actualité grâce/ou à cause des pâtes précuites).
L'appartement se remplissait des saveurs du ragout, mamma faisait cuire puis étendait sur des linges humides les lasagnes à peine aldente. Cette nappe de pâtes se tissait sur une table en bois gigantesque et mon nez s'enivrait de l'odeur de l'eau bouillante (oui, un arôme délicieux s'échappe pendant les premières minutes de cuisson des pâtes). Ce n'est pas des matins de noël dont je me souviendrais toute ma vie mais des effluves des préparations culinaires qui s'élevaient jusqu'à mon lit en mezzanine et me réveillaient dans une tendresse toute maternelle.

mercredi 11 février 2009

Expérience N°3 : Princesse Burrito


Gaz, gargouillis, relents, digestion difficile, haleine dense... Oui mais un dimanche sous le soleil. La danse des oignons, poivrons, haricots rouges, de la crème épaisse, des épices et du riz m'emporte dans mes souvenirs lointains mais vivaces de mes séjours au Mexique.
Accueillons les convives avec la danse de l'enfant méxicain, ouvrez une première bouteille de champagne, accompagnez-la de quelques tranchettes de saucisson espagnol. Le rythme commence à pénétrer chacun des invités, ils passent à tables le gosier curieux. M. n'ose pas ouvrir le vin en ce début d'après-midi...Pourtant une fois l'élixir débouché, elle ne saura s'arrêter.
La convivialité prend possession de chacun de nos gestes, les garnitures survolent la table et passent de mains en mains, les galettes tièdes se remplissent et roulent sur elles-mêmes, les bouches s'activent et en redemandent... le rouge nous accompagne dans nos verres mais aussi sur nos joues.
Princesse Burrito passera à la guitare en fin de repas... elle pense jouer du Santana... elle peine en fait à chanter distinctement et à réussir deux accords.
Expérience N°3 : succès.
Petits bémol : prévoyez une sieste en solitaire.

lundi 9 février 2009

Du calme voilà la recette



A. est fan de N., de sa noisette, de son chocolat. Arriver au bout du pot de 5 kilos, c'est juste une formalité. A la cuillère, sur du pain, chaud mais pas cuit dans une crèpe... pour lui c'est du basic. Mais aujourd'hui il va entrer dans la cour des grands, celle de ceux qui offrent l'hospitalité, de ceux qui jouissent d'offrirent des joies gustatives, de ceux qui s'occupent de vous comme vos parents le faisaient en prenant soin de votre assiette.
A. se doit de faire découvrir son amour de pâte au chocolat... j'aimerais donc lui proposer (et non lui imposer) quelques idées : la tarte tiède au N. et chocolat amère, la panna cotta au N., le tiramisu N. et poires, les petits palais moelleux tout chocolat et coeur au N., glace au N., madelaine au N. Et pour finir, celle qui devrait remporter tous les suffrages : la Charlotte au N.
Rdv à la degustation.

Un italien entre les mains


Nero enoteca


Le village Montorgueil regorge de restaurants italiens, mais dans le brouhaha de ce quartier bobo se cache dans une rue calme et grandiose Nero enoteca. Difficile de résister à la décoration épurée et élégante de ce restaurant, le but étant de s’installer entre amis à la table haute de l’entrée, entourée de plus de 200 vins typiquement italiens. Pour un apéro chaleureux vous ferez tourner le plateau généreux d’antipasti composé de légumes grillés, de charcuterie et du fameux fromage à la truffe.
Pour ce qui est de la carte, l’éventail des vins est de loin plus étoffé que le choix des plats, mais Andréa cuisine avec les ingrédients qu’il chine dans ses marchés préférés dont il vous parlera avec plaisir à la fin du repas. Le tableau varie chaque semaine et propose des recettes de pâtes authentiques : les fusilli au gambas, courgettes et safran ou les penne au ragoût de lapin ne doivent pas échapper à vos papilles.
Une adresse parfaite pour d’agréable dîner entre amis, une cuisine originale et un accueil convivial dans le cadre simple d’un bar à vin d’excellente qualité.
Comptez sur vos doigts environ 25 euros par personne pour un plat et plusieurs bons verres de vins, ou posez-vous au bar et dégustez l’apéritif conseillé par Ettore, qui peut ne jamais s’arrêter de parler.

Pourquoi le sucré ne m'aime pas.



Mon grand-père, grand scientifique et grand cuisinier, avait l'habitude de nous dire que la cuisine c'était de la chimie. Que les doses exactes donnaient les gouts précis, que le juste équilibre entre les aliments était nécessaire à la réussite d'un plat. J'ai toujours plus ou moins tout fais au pif en cuisine...mais du coup une chose m'est impossible à réussir... J'ai compris que la règle de la chimie était véridique et vérifier au moment du dessert ou du gouter.
Je n'ai jamais pu dompter aucun gâteau, aucun flan. "Divisons la recette en deux, je n'ai pas aasez de farine, oh je peux mettre un oeuf de plus, remplaçons le chocolat par du cacao sucré"...muffin, financier, marbré, tarte, clafouti, cheesecake et chocolat se foutent de moi depuis des années, devant chaque vitrine de pâtisserie ils se dandinent et me narguent, la religieuse retire son chapeau et le croque goulument, le far breton fait sauter ses pruneaux qui finissent par s'écraser sur la vitre au niveau de mon nez, le mille feuille ouvre sa grande gueule pleine de crème et fait ondulé la meringue qui couvre la tarte au citron voisine...Tous se moquent de mon handicap, mais il est plus que facile de se protéger des railleries, vous pensez que je dois apprendre à suivre les recettes? J'ai une solution plus radicale, j'entre dans la pâtisserie et je les montre du doigt un par un... Et une fois chez moi je dévore ces petits monstres en riant à chaque bouchées, le gosier béant farci de sucre.

lundi 8 décembre 2008

EXPERIENCE n°2



L'Italie, un peu dans mon sang, énormément dans mon assiette. Les déjeuners en famille tournent souvent autour de la cuisine italienne. E. est le roi du tiramisu, T. celui de l'al dente et M. la reine des lasagnes, des sauces, des viandes...enfin c'est la mamma quoi!
Une fois n'est pas coutume, C. nouvelle arrivée dans la famille propose de faire nos propres gnocchi! J'ai appris à Turin, et plusieurs fois j'ai mis la main à la pate pour confectionner ces petites boules striées.
la différence est que C. écrase ces patates à l'écumoire, ce qui donne une texture incroyable à la purée, base de la pâte. Une fois cette nouvelle technique validée, il faut s'atteler à la composition des gnocchi. C'est très très mais très long, pour huit personnes, il nous a fallu 2h de roulage à la fourchette. Mais l'expérience est amusante et destressante, le champagne et les quelques grissini enroulés de jambon de parme nous font tenir le coup.
Les assiettes se vident rapidement, les invités sont ravis, le plat est délicieux. Il nous faut maintenant racler nos assiettes pour passer au dessert : le tiramisu de E., il mérite un poste à lui seul...
Chez nous, les risques du déjeuner en famille, ne sont jamais dans nos assiettes!

EXPERIENCE n°1




Les raviolis chinois... Encore des petites bouchées aux gouts multiples, enfin si vous n'êtes pas conditionné, aux sempiternelles raviolis à la crevette. En passant devant les rayons d'un super marché asiatique on est souvent tenté de mettre dans notre panier les ingrédients de base des plats typiques, mais on ne sait pas les cuisiner, alors on s'arrête après quelques soupes déshydratées...
J'ai sauté le pas, la pâte à raviolis et les endanamés dans mon sac, je pars en direction de ma cuisine. les raviolis seront fourrées à la purée d'endanamés et d'une petite coquille saint-jacques. La confection est longue et laborieuse : étalage, pliage, écrassage, repliage, cuisson... mais semble conduire à un apéro original et plein de frime!
Et bien l'expérience est ratée, les raviolis sont trop lourds et la purée colle au gosiers...Toute innovation n'est pas la bienvenue, je perds quelques points, mais je reste pleine d'espoirs pour mes tentatives futures.

jeudi 4 décembre 2008

Le Pantone du Pannetone


Haaaa, les jeux de mots et les jeux de langues... parfois c'est drôle et parfois c'est bon! L'agence Purpose à imaginé cette déclinaison en pantone du fameux pannetone. Ce gâteau de noël typiquement italien, c'est ma grosse madeleine à moi, même si j'ai toujours préféré la colombe de Pacques.

Il n'est pas toujours simple de se rendre dans une trattoria quelques jours avant noël et de demander une colombe de Pacques, mais si on parviens à la trouver, le matin du 25 décembre prend une tout autre ampleur... La colombe est préparé sur la même base que le pannetone, a une forme d'oiseau de la paix et n'est pas truffé de tous ses fruits confits, difficiles à identifier. Avant de déguster, on s'amuse : on enferme la colombe dans son sac plastique après y avoir versé le contenu du sucre glace qui l'accompagne, puis on remue, encore et encore, jusqu'à ce qu'elle devienne immaculée. Pour noël ça tombe donc à pic, toute cette poudre neigeuse!
Sinon pour revenir au Pannetone j'en ai vu un à 200 euros chez Julhès ( rue du faubourg St-Denis) d'un diamètre de 30 cm...

dimanche 30 novembre 2008

J'aimais la Pizzetta, j'adore la Salumeria


la Pizzetta au 22 de l'avenue Trudaine, c'est sympa, on est un peu serré et l'accueil n'est pas celui espéré, mais la pâte à pizza au blé complet et à l'huile de truffe me plait tout autant que les petits gnocchi au safran et à la sauce d'oursin. Je me souvenais avoir vraiment aimé, mais pas assez pour quitter mon spot de quartier (bientôt un billet pour mon Nero adoré). *
Ca faisait longtemps qu'on ne m'avait pas proposé de passer à la Pizzetta, alors hier soir quand C. à lancé l'idée, j'ai tout de suite salivé. Pas de place à la Pizzetta, et bien placez-nous à la Salmuniera juste à coté, mais assurez moi que vous servez les mêmes pizza!!
Pas de deception : notre pizza al tartuffo arrive, cette fois-ci la truffe est noire et râpée... j'adore, le vin blanc est frais, sec, bon marché, c'est parfait. Je ne sais pas si c'est le fait de diner entre brunes à grandes dents ou si c'est l'humeur de Riccardo, mais la soirée se déroule comme dans mes rêves, tout coule à flots, les verres bien sur, les saveurs, les léchages de babines, les blagues graveleuses ou non. Puis c'est la fin du service, quatre grandes brunes, les dents acérées dans le restaurant fermé, grappa et amarreto comme nouveaux compagnons, il neige. On rit et on change nos prénoms, C. devient un homme. Dehors la neige a fondu, Riccardo ne veut pas voir la soirée s'achever...

jeudi 20 novembre 2008

L'atelier des chefs!

Des cours de cuisine prodigués par de grands chefs, jeunes et détendus, avec de superbes ustensiles et un piano de pro... c'est possible et c'est trop bon!
A partir de janvier 2009 les ateliers des chefs proposent à travers la France des cours d'une heure et demi pour 18 euros autour du pamplemousse de Floride. Agneau et courgettes au miel et ses suprêmes de de pamplemousse, verrine de tartare de pamplemousse à la chantilly et à la crème d'amande, un délice de la confection à la dégustation!

On peut aussi retrouver l'atelier des chefs et les pamplemousses de Floride pendant la cuisine cup, c'est de la télé-réalité ou plutôt de la web-réalité pour les cuisiniers amateurs, j'adore regarder les autres cuisiner et se faire juger, donc là c'est parfait.
www.cuisinecup.com.

mardi 28 octobre 2008

Le luxe, les étoiles, les mignardises et A.


Manger au Grand Vefour.
Ceux qui courent le dimanche dans les jardins du palais royal voient de quoi je parle. Si vous n'avez jamais essayé un resto étoilé, c'est peut-être le moment de vous y mettre.
4 personnes pour vous accueillir avant même d'être assis. Un maitre d'hôtel aux petits soins et un sommelier aux petits oignons. C'était trop fatiguant de lire la carte et de boire le Taittinger en même temps, c'est le chef qui va choisir pour nous. Quelle bonne idée! Le repas a duré 3h, quand Guy Martin prend soin de vous, c'est pas du foutage de gueule (ce que je n'ai pas pu m'empêcher de faire remarquer à mes voisins, qui n'ont pas relevé, tant ils étaient scotché par leur dessert).
J'ai pas envie de vous raconter ce que vous ratez, offrez-vous ce léger plaisir, mais n'oubliez pas d'y aller le ventre vide et les poches pleines...250 euros par tête à la carte et tout ça sans le vin s'il vous plait...

samedi 25 octobre 2008

Le contenu ok! mais le contenant alors?


La galerie Set, au 7 rue d'Uzès : le temple du design de Stéphane Plassier.
Ce designer plasticien nous offre au détour de sa galerie quelques bonnes idées pour habiller son thé, son café et même son plateau-télé.

Souvenez-vous de vos voyages en Concorde (Paris-NY en 1h30 - salut Marie- au revoir Marie), une fois l'avion stabilisé de magnifiques hôtesses en goguette vous apportaient votre plateau-repas; encore un effort, fermez les yeux et souvenez-vous maintenant des tasses pour le café, des couverts et des contenants, ça vous reviens? Oui voilà, c'est ça, je parle bien de cette vaisselle en plastique dessinée par Raymond Loewy. Tous ses souvenirs vous plonge en plein spleen? relax! Vous trouverez ce mobilier de table à la galerie Set. D'un coup d'un seul vous vérifierez sous votre canapé que votre gilet de sauvetage n'a pas été volé, vous appuierez sur votre télécommande en espérant qu'une hôtesse apparaîtra au petit soin. Relevez votre tablette et attachez votre ceinture, éteignez votre téléphone portable le temps de déguster autant votre café pur arabica que son contenant en porcelaine de Bertrand Raynaud. Prêt pour le décollage? Faut pas rêver, regardez autour de vous toujours ce même deux pièces en décrépitude et ces satanées tasses ikéa.

Galerie Set, 7 rue d'Uzès
Métro Bonne-nouvelle
(à titre indicatif : 35 euros la tasse)